4 conseils pour optimiser son site e-commerce à l’international

Selon une étude de la Fevad et LSA , 60% des e-commerçants français exportent leurs produits hors de nos frontières. Cette tendance forte (+7% en un an) ne s’improvise pas et exige de respecter un certain nombre de prérequis fondamentaux. Voici 4 conseils pour optimiser votre site e-commerce au moment de le développer à l’international.

1) Traduction : privilégier la langue maternelle de ses visiteurs

Se contenter de traduire littéralement son site e-commerce en anglais n’est pas suffisant pour conquérir pour de nouveaux marchés. Si l’anglais s’impose comme la langue universelle, 55% des consommateurs réalisent leurs achats exclusivement dans leur langue maternelle. Pire, 60% d’entre eux se disent réticents à commander un produit sur un site anglophone. Pour se rapprocher des taux de conversion de son marché d’origine, il est donc essentiel de traduire avec qualité son site dans la langue maternelle de ses visiteurs.international-e-commerce

Pensez également à bien choisir vos mots-clés  en fonction des expressions et formules consacrées au niveau local. Le mot-clé approprié ne coule pas forcément de source et il faut connaître les « us et coutumes » linguistiques des différents pays ciblés pour faire le bon choix. Par exemple en Allemagne, le mot « computer » est beaucoup plus utilisé que le mot germanique «rechner ». Pour éviter tout contre-sens, hors-sujets ou faux amis, il est conseillé d’avoir recours à des traducteurs dont c’est la langue maternelle. Une traduction de qualité vous permettra d’optimiser votre référencement et le taux de conversion de vos visiteurs.

2) Localisation : gérer au mieux les freins à l’achat

Outre la traduction, l’autre gros chantier lorsque on veut développer son site e-commerce à l’international, reste la localisation qui exige un gros travail d’adaptation en termes de contenus et de style.

Lorsqu’un consommateur souhaite effectuer  un achat sur un site étranger, il est confronté à plusieurs  barrières psychologiques comme le délai de livraison, le coût ou le risque de fraude. Afin de dissiper les craintes de vos clients potentiels, voici quelques éléments importants à localiser :

La devise et les moyens de paiement

Dans ce domaine, ne négligez pas ce qui à première vue peut vous paraitre comme des simples points de détails. Selon une étude réalisée par Statita, 13% des clients en ligne abandonnent leur achat quand on leur propose une devise qui n’est pas la leur. Le moyen de paiement constitue également un autre frein à l’achat sur un site étranger.

Il est donc conseillé d’adapter vos méthodes de paiement aux différents marchés ciblés, pour éviter les abandons de paniers. Même si la carte de crédit reste le mode de paiement le plus utilisé au niveau international, d’autres solutions comme PayPal, Ideal, Stripe ou encore Sofort existent.carte-de-crédit

La livraison et les retours

Si la livraison venant de l’étranger constitue l’une des inquiétudes majeures pour les clients, elle doit être traitée avec le plus grand soin par l’e-commerçant. Rassurez le consommateur en affichant des tarifs et des informations de livraison clairs et précis sur votre site. N’omettez pas non plus d’ajuster votre politique de retour en fonction de la législation en vigueur.

Les informations de contact et le service client

Mettez en évidence votre adresse physique et votre numéro de téléphone, tout en proposant un service client en différentes langues. Si vous disposez de point de ventes sur place, affichez clairement les horaires d’ouverture en tenant compte du décalage horaire.

Les mesures et la saisonnalité

Attention, les standards locaux en termes de tailles, de poids et volumes varient d’un pays à l’autre. Pensez aussi à adapter votre catalogue client et vos offres commerciales aux habitudes du marché local ciblé en prenant en compte les saisons, vacances et autres particularité du calendrier.

3) Optimisation technique : faciliter la navigation sur son site

Les sites e-commerce bénéficient d’un taux de conversion qui se situe aux alentours des 3%. Comme pour le marché hexagonal, l’expérience d’achat est primordiale pour diminuer le taux d’abandon de panier. Par ailleurs, il est recommandé d’ajuster la navigation et le design de votre site aux particularités culturelles locales (code couleurs, illustrations, etc…).

A titre d’exemple, les russes privilégient la navigation via le menu principal, tandis que les américains préfèrent naviguer via la homepage. Les utilisateurs chinois apprécient les longues pages produits (ils interagissent 67% de plus que les autres sur les pages qu’ils consultent). Ils cliquent, scrollent et survolent un maximum d’éléments.

4) Marketing : adapter ses contenus à sa cibleinternational-e-commerce

De nombreux e-commerçants sous-estiment ce point d’accroche, mais il est essentiel d’adapter et de proposer du contenu pertinent et spécifique à vos différentes cibles en fonction de leur nationalité. Tous vos contenus marketing (e-mails, blogs, réseaux sociaux…) doivent s’inscrire dans une stratégie internationale.

Sur le podium des plus gros canaux d’acquisition client, l’e-mailing  doit être exécuté dans la langue natale du destinataire avec tout ce que cela comporte comme nuances ou subtilités. Il en va de même pour les confirmations d’expéditions, les reçus ou les messages automatiques.

Parfois, il sera conseillé de ne pas utiliser vos contenus existants mais d’en créer de nouveaux, spécialement pour le marché étranger visé, tout en respectant et en véhiculant  l’image de marque de votre entreprise.

Enfin, il est recommandé d’adapter sa présence sur les réseaux sociaux en fonction du pays visé. Le choix des plateformes utilisés doit prendre en compte les habitudes locales. Par exemple au Japon, Twitter est le réseau social numéro un avec plus de 25 millions d’utilisateurs (20% de la population nippone). En chine, Qzone et Wechat restent les plateformes les plus populaires.

Conclusion

Les sites e-commerce français possèdent aujourd’hui un fort potentiel de croissance à l’international, et particulièrement au sein de l’union européenne. D’ici 2025, près de 83 % des acheteurs cross-border européens feront le choix de consommer en ligne depuis un autre pays européen. Mais cette conquête de nouveaux marchés doit se préparer avec minutie et s’adapter aux différentes spécificités et coutumes locales.

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