Le contenu caché est pris en compte par Google pour le référencement web

Référencement et contenu cachéLors d’un récent Hangout diffusé sur la chaîne YouTube de Google Webmasters, John Mueller, webmaster trends analyst chez Google Suisse, a clarifié la position du groupe concernant la manière dont le moteur interprète le contenu caché sur les pages web.

Selon l’expert, depuis la mise en place de l’index mobile-first, tout contenu susceptible d’être vu par les internautes à un moment ou un autre est pris en compte pour le référencement.
Petit rappel sur le sujet par l’agence de référencement naturel eGate.

L’indexation pour optimiser l’UX sur les sites mobiles

Selon l’enquête annuelle de Médiamétrie concernant les Français et Internet, chaque jour, 37,4 millions de personnes surfent sur Internet depuis leur smartphone. En parallèle, les parts respectives de l’ordinateur et de la tablette ont diminué par rapport à l’année précédente. D’ailleurs, 40 % des internautes se connectent exclusivement sur leur mobile.

Ces nouvelles habitudes imposent pour les experts SEO d’ajuster les contenus à une taille d’écran réduite. Ils doivent notamment éviter les articles trop longs sur une seule et même page, indigestes et qui empêchent le visiteur de trouver rapidement l’information dont il a besoin sans scroller. Lassé, ce dernier peut alors abandonner et se tourner vers un site concurrent.

Afin d’améliorer l’ergonomie et simplifier la navigation, un système d’onglets ou d’accordéons est souvent mis en place sur les sites mobiles. Avec cette indexation, le texte est réparti sur plusieurs pages qui apportent des informations supplémentaires potentiellement porteuses de valeur pour les internautes.

Le contenu caché auparavant dévalué par le moteur de recherche

Or, la communauté des webmasters est toujours persuadée que tout contenu non visible directement par l’internaute lorsqu’il charge une page web n’est pas pris en compte pour le référencement naturel du site. Cela signifie que, même accessibles aux crawlers de Google, ces contenus cachés ne contribuent pas à optimiser son site internet et à le propulser en tête des résultats de recherche.

Il est vrai que quelques années plus tôt, le moteur considérait l’utilisation de contenu caché comme une technique de black hat. La pratique permettait d’insérer de nombreux mots-clés lisibles par les robots, mais non affichés sur l’écran des internautes. Ces mots-clés sont liés au métier de l’entreprise, à sa localisation géographique, etc. Pour Google, il s’agissait d’un moyen de manipuler les résultats de recherche afin que le site arrive en première page et gagner ainsi du trafic.

Différentes méthodes sont mises en œuvre pour rendre le contenu présent dans le code HTML invisible des visiteurs.

  • Pour parvenir à leurs fins, certains définissent la taille de la police du texte sur 0.
  • D’autres optent pour une couleur de police identique à celle du fond (par exemple texte en blanc sur un arrière-plan blanc).
  • D’autres dissimulent du texte derrière une image ou masquent les éléments CSS qui disparaissent ainsi de l’interface.
  • Enfin, des webmasters insèrent des liens sur des caractères spéciaux comme le trait d’union.

Autant d’astuces prohibées par Google et qui se soldaient par la dévaluation du contenu concerné, voire la pénalisation du site.

Prise en compte du contenu caché pour le référencement depuis le lancement de l’index mobile-first

Mais la politique de Google en la matière a visiblement évolué, notamment pour s’adapter aux nouvelles exigences entraînées par la mise en place de l’index mobile-first. Au cours de la session de questions-réponses, John Mueller, a ainsi affirmé que le contenu caché d’une page web, même s’il a moins de chances d’être vu par le visiteur du site, n’est pas dévalorisé par le moteur de recherche.

Désormais, la firme de MountainView considère que tout contenu d’une page mobile, qu’il apparaisse immédiatement ou nécessite de cliquer sur un onglet à partir de la page principale, est susceptible d’être vu par les mobinautes à un moment donné. Par conséquent, il est pris en considération pour le référencement web, au même titre que tout autre élément compris dans le code source.

Si le géant américain a ainsi revu sa position, c’est dans le souci constant de proposer la meilleure expérience utilisateur possible. Dans un monde où un contenu intéressant et optimisé techniquement est plus que jamais la clé d’un bon ranking dans les SERP, et par conséquent d’une visibilité accrue, tout contenu, même invisible directement à l’écran, a donc un poids non négligeable.

Le défi pour les experts SEO est aujourd’hui de positionner judicieusement les onglets ou boutons permettant de faire apparaître du contenu caché. Cela passe par la compréhension de la manière dont l’internaute interagit. Un test de l’expérience par les potentiels utilisateurs est ainsi recommandé avant toute modification du site.

 

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